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Par Anonyme, le 25.03.2022
miam miam
Par Anonyme, le 20.03.2022
merci michelle
Par Yvette Landi, le 28.02.2022
a la hauteur du talent des cuisinières!! ! c'est sympa de suivre l'actualité du blog
Par amicalelalondeital, le 26.02.2022
j'espère que mes herbes du jardin ont été à la hauteur. dede
Par Anonyme, le 26.02.2022
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La découverte d'une épave étrusque du Vème siècle avant J.-C. gisant près de Porquerolles, et transportant des amphores remplies de vin, nous a fait connaître la puissance maritime du peuple étrusque. Habiles artisans, ils savaient construire des navires cousus ou assemblés par tenons et mortaises, sillonnaient les mers, et avaient créé des comptoirs sur les côtes méditerranéennes pour y faire commerce. Le site de Lattara, au sud de Montpellier, nous a déjà livré des milliers de vestiges, et nous savons maintenant que les Etrusques ont initié nos ancêtres les Gaulois à la culture de la vigne. Un vase trouvé dans le bateau, gravé de lettres, a éveillé la curiosité des scientifiques (et la nôtre!) : les Etrusques écrivaient grâce à un alphabet de 26 lettres emprunté aux Grecs. Le vin embarqué dans le navire provenait de la région de Cisra (en étrusque) ou Caere (en latin) ou Cerveteri (en italien), une des douze principales cités étrusques, et nous avons vu comment elle a été fondée et s'est développée. Les nécropoles jouxtaient les villes, les demeures des morts devant être séparées de celles des vivants. Celle de Cerveteri est une des plus grandes nécropoles antiques dans le secteur méditerranéen.
La nécropole étrusque de Cerveteri

La nécropole de Banditaccia est proche de la ville de Cerveteri, à moins d’un kilomètre au nord. Elle a été inscrite à la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO avec celle de Monterozzi à Tarquinia en 2004.
Elle a été construite entre le IXème et le IIIe siècle avant J.-C. par le peuple étrusque. La classe dominante s’élargit et ses membres érigent à leur tour des tombeaux.
Cette nécropole compte des milliers de sépultures disposées selon un plan quasi urbain, avec quartiers, rues et petites places. Ces tombes constituent l’unique témoignage qui nous soit parvenu de l’architecture résidentielle étrusque.

Située sur un plateau de tuf, elle s’étend sur près de 400 hectares (la partie close et visitable est de 10 hectares avec environ 400 tumulus).
La description de la vie quotidienne sur les fresques des tombes, dont beaucoup sont des répliques de maisons étrusques, est un témoignage unique de la culture disparue.
Certaines tombes du site sont monumentales, taillées dans la roche et surmontées d’impressionnants tumulus. Certaines comportent des bas-reliefs, d’autres renferment de remarquables peintures murales.
Les plus anciennes tombes remontent à la culture Villanovienne (IXe siècle avant J.-C.), les plus récentes à la période étrusque (IIIe siècle avant J.-C.).
Par son étendue, c’est la plus grande nécropole antique de toute la zone méditerranéenne.
Les tombes les plus anciennes, villanoviennes, se distinguent par leur forme de petit puits pour accueillir les cendres, ou bien de fosse à inhumation.
De l’époque étrusque, il y a deux types de sépultures, les tumulus, et les cubes qui constituent un alignement régulier de tombes délimitant des rues. A Banditaccia, il se trouve deux rues de ce type, du VIe siècle avant J.-C.
Les tumulus sont caractérisés par une structure de tuf circulaire, où l’intérieur renferme une représentation de la maison du défunt, avec un couloir (dromos) pour accéder aux différentes pièces. Parmi ceux-ci, la Tombe des Reliefs, qui date du IVe siècle avant J.-C., est particulièrement bien conservée, avec ses fresques sur les murs et les colonnes.
Beaucoup des artefacts trouvés dans la nécropole sont conservés au Musée national étrusque de la Villa Giulia à Rome. Le musée national archéologique Cerite à Cerveteri conserve aussi du mobilier étrusque découvert ici.
Dès les époques les plus anciennes, la sépulture est pour les Étrusques un lieu où les morts continuent leur existence comme de leur vivant, c’est pourquoi l’intérieur des tombeaux ressemble à celui des maisons. Les hommes sont disposés sur des couches sculptées en forme de kliné (lit ou canapé utilisé pour dîner) et les femmes sur des coffres bordés d’une« tête » triangulaire. Le dromos (un chemin, une allée) donne accès à deux chambres latérales puis à un atrium (la pièce centrale du bâtiment) s’ouvrant sur d’autres chambres.

Tumuli et tombes a dado (en cube)
Quand on se rapproche du 5ème siècle avant J.-C., la place manque dans les nécropoles. Les tombes s’alignent désormais le long de voies au carrefour desquelles se glissent des placettes. Les tumuli sont alors peu à peu abandonnés au profit des tombes à dado, plus petites. Le dromos est raccourci, les chambres se font oblongues pour pouvoir en insérer de nouvelles.

Mobilier funéraire

Le mobilier funéraire est le reflet des valeurs et de la vie des Étrusques. Le Sarcophage des Époux témoigne du goût des aristocrates pour le banquet. Les nécropoles de Cerveteri ont livré de la vaisselle de bronze, des bijoux, des vases et de multiples céramiques.
Les tombes comme les maisons ou les temples sont décorés de plaques de terre cuite peintes telles les Plaques
Campana (3ème quart du 6e siècle) mises au jour dans les années 1840 par le banquier et amateur d’antiquités Giovanni Pietro Campana dont la collection archéologique est devenue le noyau du département des antiquités étrusques du musée du Louvre. Quatre de ces plaques figurent des hommes et des femmes se dirigeant vers un autel où se déroule un rite alors qu’un génie ailé transporte une créature féminine.
Sur la cinquième plaque, deux hommes bavardent. Le fait que ces plaques aient été découpées et que certaines scènes soient incomplètes laisse supposer qu’elles n’étaient pas faites pour une
tombe dans un premier temps et qu’elles avaient donc un usage autre.
Les techniques et les styles utilisés dans les tombes attestent de la présence d’artisans d’origine ou d’influence ionienne, alors nombreux à Cerveteri, ce qui démontre à l’envi l’importance des relations avec d’autres régions méditerranéennes.
Sources : dossier pédagogique de Louvre-Lens; www.rome-roma.net 2020
Encore super. DédéQuel travail !!A+.
Soll.
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